Note artistique

La Musica enrichi de ce deuxième acte qui a abouti à la Musique deuxième, nous raconte une histoire simple : L’histoire de deux êtres qui se sont aimés passionnément, qui se sont déchires et qui se retrouvent – choix inconscient sans doute, quoique soumis à une nécessité « juridique » -le divorce. Que va-t-il se passer ? Qu’est-ce que chacun attend désespérément de l’autre? Nous essaierons de maintenir la tension entre ces deux êtres suspendus à la frontière du possible. Jusqu'à la dernière seconde, rien n’est inéluctable.

Nous situerons l ‘action à la fin des années cinquante ou au début des années soixante, afin que la langue et les références décrites soient en parfait accord avec la culture ambiante. Le style est direct, quotidien, quoique subtilement emprunté de la musique durassienne. On pense à Pinter, mais aussi a la "Nouvelle vague." Nous garderons cette intimité cinématographie dans la mise en scène

La pièce est aussi une analyse implacable de la relation d’un homme et une femme, pendant cette période de transition entre l’après-guerre et les années soixante-dix. Marguerite Duras observe à la loupe le jeu cruel de la confession. Au-delà de ça, la pièce est un cri déchirant, un long poème sur la réconciliation impossible. Des leurs de joie et même des rires ponctuent ces huis clos rempli de silence, de désir et de souffrance.

Nous respecterons les indications de Marguerite Duras. Nous essaierons de maintenir la tension entre ces deux êtres suspendus à la frontière du possible… Jusqu'à la dernière seconde, rien n’est inéluctable. Dans l’atmosphère nostalgique d’une ville de province, deux êtres blessés essayent d’atteindre l’inaccessible. Nous tenterons de traduire sur scène cette « respiration » de « La Musica Deuxième ».

André Nerman - Metteur en scène.



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This page was first posted October, 2002. © Marie-Magdeleine Chirol, 2002.
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